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Problématique
L’équipe de recherche IRT créée en 2001 est depuis 2002 intégrée complètement au
sein du thème 6 de l’IRIT. Elle a développé des compétences autour des thématiques
de recherches suivantes :
- architecture et évaluation de performances de réseaux ;
- modélisation et simulation ;
- dimensionnement système ;
- évaluation d’architectures protocolaires.
Ces travaux sont menés dans les contextes applicatifs suivants :
- réseaux mobiles et ad hoc ;
- réseaux satellites ;
- réseaux embarqués.
Le domaine des réseaux embarqués nous a amené à développer de nouvelles
méthodes d’évaluation de performances déterministes : le « network calculus ».
Contrairement aux réseaux informatiques et télécoms classiques pour lesquels la
garantie de qualité de service est probabiliste, les réseaux embarqués imposent que
les informations arrivent en un temps borné. C’est l’objectif de ces nouvelles méthodes
utilisant des enveloppes de trafic (pire cas).
En collaboration avec Airbus, nous nous sommes concentrés sur l’évaluation des bus
avioniques et plus particulièrement du réseau AFDX (réseau avionique A380) pour
lequel, nous avons proposé une méthode de calcul de borne supérieure de traversée
du réseau garantissant (pour les besoins de certification) un délai maximal de traversée.
Notons que cette problématique se situe dans le contexte plus large des réseaux commutés pour lesquels nous avons consolidé une compétence reconnue en évaluation
de performances. D’autres collaborations ont donné lieu à des résultats prometteurs
dans le cadre de l’architecture et des performances d’équipements d’interconnexion
(collaboration INT), des méthodes d’accès pour réseaux optiques métropolitains
(collaboration LIP6) et enfin dans le domaine des réseaux embarqués
hétérogènes (collaboration SEMVAT).
Dans le domaine des réseaux mobiles, nous nous intéressons aux problèmes de
qualité de service et d’allocation de ressources. Il s’agit d’assurer aux utilisateurs e ces réseaux une qualité de service comparable à celles des réseaux fixes. Ces travaux
se sont déclinés successivement autour des générations 2G, 2,5G et 3G, pour les réseaux
télécoms et Wifi pour les réseaux sans fil.
Notons également que ces méthodes avaient également été adaptées au contexte
des constellations de satellites.
Par ailleurs, une thématique émergente de notre équipe est celle des réseaux ad hoc
pour lesquels aucune infrastructure n’est déployée ; les noeuds émettent et reçoivent
des données mais peuvent aussi être amenés à relayer des informations pour
permettre à des machines qui ne sont pas en visibilité directe de dialoguer entre elles.
Dans ce contexte, nous nous intéressons à l’algorithmique de routage.
À partir d’algorithmes normalisés, nous avons proposé des solutions de clustering
permettant de minimiser la signalisation et l’overhead liés aux informations de routage.
Dans le domaine de l’architecture des réseaux satellitaires, nous nous sommes intéressés aux architectures des futures générations de satellites qui devront supporter
les trafics IP tant sur la voie descendante que sur la voie de retour. Nous nous sommes
plus spécifiquement attachés au support de l’IP Multicast. Il s’agit alors de recenser
les différentes fonctionnalités à mettre en oeuvre, de les localiser dans un contexte
satellitaire (au sol ou à bord). Nous avons proposé des solutions d’architectures originales.
Une des démarches novatrices dans laquelle nous nous sommes investis est celle
des méthodes dites « cross-layer ». Le dogme généralement retenu dans le domaine
des réseaux consiste à concevoir des systèmes dans lesquels les niveaux protocolaires
se doivent d’être les plus indépendants possibles les uns des autres. Cette méthode
a conduit à la mise en place des réseaux informatiques que nous connaissons à l’heure
actuelle et est d’autant plus pertinente que les réseaux (tant en termes d’architecture
matérielle que logicielle) sont homogènes. L’apparition des réseaux sans fil et leur interconnexion avec les réseaux filaires posent de nouveaux problèmes. L’idée est alors
de revenir sur ces concepts de base dans lesquels les protocoles sont optimisés
indépendamment les uns des autres.
Nous nous attaquons tout d’abord à l’aspect méthodologique : recensement et classification à échanger entre les niveaux protocolaires non adjacents ainsi qu’à
l’étude de l’optimisation de certains mécanismes réseaux (routage ad hoc, TCP).
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